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Programme électronucléaire du Burkina Faso : l’ABEA et le MCCAT unissent leurs efforts pour renforcer la mobilisation citoyenne autour d’un projet stratégique de souveraineté énergétique

Programme électronucléaire national : la communication au cœur de la mobilisation citoyenne.

Le Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT) a accueilli, ce lundi 13 juillet 2026, une importante séance de travail consacrée au Programme électronucléaire national. À cette occasion, le Directeur général de l’Agence burkinabè de l’Énergie atomique (ABEA), Camarade Harouna SAWADOGO, a présenté les missions de son institution ainsi que les enjeux du développement de l’énergie nucléaire civile aux membres du Cabinet élargi du département ministériel. Présidée par le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Camarade Pingwendé Gilbert OUEDRAOGO, cette rencontre a permis de mettre en lumière le rôle déterminant de la communication dans l’accompagnement de ce projet stratégique pour l’avenir énergétique et socio-économique du Burkina Faso.

Dès l’ouverture des échanges, le Directeur général de l’ABEA a rappelé que l’Agence a pour mission de promouvoir l’utilisation pacifique, sûre et responsable des technologies nucléaires au service du développement national. Il a souligné que cette mission s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités du pays visant à doter le Burkina Faso de capacités technologiques modernes capables de soutenir durablement son développement.

Présentant les grandes étapes du Programme électronucléaire national, Harouna SAWADOGO a expliqué que ce projet ambitionne de doter le Burkina Faso d’une source d’énergie fiable, compétitive et disponible en permanence afin de répondre aux besoins croissants des ménages, des entreprises et des infrastructures industrielles. Selon lui, l’énergie nucléaire constitue un levier stratégique susceptible de contribuer durablement à la sécurité énergétique du pays, tout en réduisant sa dépendance vis-à-vis des sources d’énergie conventionnelles.

Au-delà de la production d’électricité, le Directeur général de l’ABEA a insisté sur les nombreuses applications pacifiques des technologies nucléaires. Dans le domaine de la santé, elles offrent des perspectives importantes pour le diagnostic et le traitement de certaines maladies, notamment les cancers. En agriculture, elles permettent d’améliorer les rendements agricoles, de lutter contre les ravageurs et de renforcer la sécurité alimentaire. Les secteurs de l’industrie, de l’environnement, de la recherche scientifique ainsi que de la formation des ressources humaines devraient également bénéficier des retombées positives de ce programme structurant.

Conscient que le nucléaire demeure un sujet souvent méconnu du grand public, le Directeur général de l’ABEA a particulièrement insisté sur la nécessité de mettre en œuvre une communication stratégique, pédagogique, responsable et inclusive. Il a souligné que la réussite du Programme électronucléaire repose autant sur les avancées techniques que sur l’adhésion des populations, laquelle passe par une information accessible, transparente et fondée sur des données objectives. Il a ainsi exprimé les attentes de son institution envers le MCCAT, notamment en matière de vulgarisation des connaissances, de sensibilisation des citoyens, de lutte contre la désinformation et de mobilisation de l’ensemble des parties prenantes.

Prenant la parole, le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Camarade Pingwendé Gilbert OUEDRAOGO, a salué la qualité de la présentation et réaffirmé l’engagement de son département à accompagner efficacement le Programme électronucléaire national. Il a rappelé que la communication constitue un pilier essentiel de toute politique publique d’envergure et a donné des orientations visant à renforcer la collaboration entre le MCCAT et l’ABEA afin de favoriser une meilleure appropriation du projet par les populations.

Les membres du Cabinet élargi ont, pour leur part, salué cette initiative qui leur a permis de mieux comprendre les enjeux du nucléaire civil et ses perspectives pour le Burkina Faso. Ils ont marqué leur disponibilité à accompagner l’ABEA à travers des actions concertées d’information, de sensibilisation, de communication institutionnelle et de mobilisation citoyenne afin de favoriser une compréhension éclairée du Programme électronucléaire national.

Cette rencontre traduit la volonté des deux institutions de développer une synergie d’actions autour d’un projet considéré comme stratégique pour le développement du pays. En plaçant la communication au cœur du processus, l’ABEA et le MCCAT entendent instaurer un dialogue permanent avec les populations afin de construire un climat de confiance autour des technologies nucléaires civiles et de leurs bénéfices pour le développement.

À travers le développement du nucléaire civil, le Burkina Faso ambitionne de renforcer durablement son indépendance énergétique, de soutenir son industrialisation, de stimuler la recherche scientifique et de former une nouvelle génération de compétences nationales dans les domaines des sciences et des technologies. Cette orientation s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités du pays, sous l’impulsion du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, qui entendent faire de la maîtrise des technologies d’avenir un levier de souveraineté, de résilience économique et de développement endogène au service des générations présentes et futures

 

✍️Grace Zongnaba/stagiaire

 

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